Revue de presse

Plus de 4 % de jeunes en situation d'illettrisme

Image article cria nr du 10 06 2015

Face à un taux d’illettrisme constant au fil des années, le Cria 41 rappelle l’importance de prendre en charge les jeunes en difficultés.

Il ne s'agit que de la partie émergée de l'iceberg. Pour la directrice du Centre ressources illettrisme et analphabétisme du Loir-et-Cher (Cria 41), le chiffre de 4,2 % de jeunes en situation d'illettrisme parmi les 16-17 ans du département est inexact.
« Ce pourcentage (calculé à partir des tests remplis par les participants à la Journée défense citoyenneté (*) en 2014, NDLR) correspond aux adolescents considérés comme " en difficultés sévères ", précise Isabelle Daumas. Il faut y ajouter environ 5 % de jeunes possédant une capacité de lecture très faible. » Depuis une dizaine d'années, le taux officiel d'illettrisme chez les 16-17 ans stagne, dans le Loir-et-Cher, comme dans de nombreux départements français. Un phénomène que peuvent expliquer plusieurs facteurs, selon la directrice du Cria 41 : « S'il est vrai que le système scolaire n'est pas forcément adapté à tous les élèves, il existe aussi une petite part d'enfants qui sont confrontés à des problèmes tels que de la dyslexie »

Quelle que soit la cause d'origine des difficultés scolaires, c'est leur installation et leur aggravation qui semble avant tout préoccuper Isabelle Daumas. Pour elle, plus un élève évolue vers des classes supérieures, plus les matières qu'il étudie sont nombreuses, et plus son retard peut s'accumuler.

" Un écart s'est creusé "

« Un moment peut finalement arriver où, lassé, le jeune baisse les bras », déplore-t-elle.
Dans ce cas, l'adolescent déscolarisé est souvent orienté vers des missions locales, des structures de réinsertion, qui font à leur tour appel au Cria 41, dont l'équipe de trois personnes intervient sur tout le département pour proposer des bilans de compétences, avant d'orienter vers des organismes de formations, délivrant des savoirs de base ou des enseignements pratiques. Son défi consiste dans la « remotivation » des jeunes, dont « beaucoup considèrent l'école comme trop théorique », et peinent à y trouver un intérêt.
Isabelle Daumas estime, par ailleurs, qu'il existe un autre obstacle à l'intégration des adolescents en situation de décrochage : « Un écart s'est peu à peu creusé entre [ces derniers] et les autres, explique-t-elle. Aujourd'hui, ils ne peuvent plus s'insérer, professionnellement et socialement, aussi facilement qu'il y a une vingtaine d'années. »

(*) JDC, ex-journée d'appel et de préparation à la défense (JAPD).

repères

JDC : trois tests de détection

> Pour repérer les jeunes en situation d'illettrisme, la Direction du service national (DSN) organise, au cours de la Journée défense et citoyenneté (JDC), une évaluation en trois temps, comprenant des questions de compréhension de texte, un test de reconnaissance visuelle des mots et la lecture d'une grille type programme de télévision.
« La difficulté de ces exercices correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre d'un élève de troisième », affirme Isabelle Daumas, du Cria 41.
> A la suite de ces épreuves, les jeunes en situation d'illettrisme sont signalés aux institutions éducatives, s'ils sont scolarisés, par les Centres du service national (CSN). S'ils ne sont pas scolarisés, ils sont, en Loir-et-Cher, orientés vers les missions locales.

billet

Jamais trop tard

Pour Isabelle Daumas, apprendre à lire et à écrire n'est pas nécessairement plus compliqué à l'adolescence qu'avec dix ans de moins. « Ce qui est le plus dur, précise la directrice du Cria 41, c'est d'aider les jeunes en situation d'illettrisme à trouver de la motivation. Ils ont souvent besoin de connaître des moments difficiles dans leur vie personnelle et professionnelle, avant de se rendre compte que l'apprentissage est important. » En 2014, le Cria 41 a pris en charge environ 600 personnes, dont la moitié de jeunes. Il a réalisé un travail « de haute couture », tenté de trouver des méthodes de travail sur mesure, pour favoriser l'insertion d'adolescents souvent désabusés avant même d'atteindre leur majorité.

Léa Bouquerot, source

"Ici, ils disent des choses qu'ils n'expriment jamais"

Image article ici ils disent des choses qu ils n expriment jamais nr du 25 03 2015

Seule passerelle entre l'armée et les jeunes, la Journée défense et citoyenneté se veut participative. Suffisant pour renforcer leur lien avec la nation ?

Cette journée n'a jamais été aussi appropriée qu'à ce moment-là. Patrick Forgeard était sur le terrain, le jeudi 8 janvier, au lendemain des attentats de Charlie Hebdo. Dans la salle qui accueillait les jeunes citoyens convoqués pour la Journée défense et citoyenneté (JDC), nouvelle version de la Journée d'appel de préparation à la défense (JAPD), le chef de session a constaté "un vrai changement : les jeunes ont plus facilement intégré la nécessité d'une Défense au sens large face aux différentes menaces".

"Rappeler les bases de la citoyenneté"

Si l'émotion "commence à s'émousser" selon lui, les événements de janvier étaient encore au coeur des débats, mardi 17 février, dans la petite salle de la Délégation militaire départementale (DMD) de Blois, où étaient réunis 34 jeunes gens de 16 à 19 ans.

Ce matin-là, ces derniers étaient notamment amenés à débattre, sous forme de micro-trottoir, autour de plusieurs sujets, tels que "droits et devoirs", "risques et menaces" ou "pourquoi la Défense".

Une fois la glace brisée et un climat de ocnfiance installé, les idées ont commencé à fuser sans arrière-pensée. "Un animateur a réussi sa journée quand il arrive à faire débattre les jeunes entre eux et qu'il n'est là que pour faire l'arbitre", explique Patrick Forgeard, également chargé des relations publiques au Centre du service national (CSN) d'Orléans. Car l'interactivité et le dialogue sont désormaix les axes principaux d'une journée souvent jugée "ennuyeuse" par le passé. Pour l'adjudant Vincent Clément, l'un des deux animateurs du jour, une telle journée à un véritable impact : "On les met tellement en confiance ici qu'ils disent, à un moment donné, des choses qu'ils n'expriment finalement jamais, que ce soit à la maison ou à l'école". Même son de cloche du côté d'Angélique Busquets-Bracquemond, chef du CSN d'Orléans : "C'est une journée importante pour renforcer la cohésion sociale et rappeler les bases de la citoyenneté qui sont parfois zappées par certains jeunes".

Ce mardi-là, personne n'a cherché à les contredire, tous les jeunes présents s'étant dit satisfaits de la journée, via un questionnaire anonyme. "Je ne m'attendais pas du tout à ça", avouait Thomas, 17 ans, alors qu'Ophélie, 17 ans elle aussi est venue "avec des a priori", a apprécié le fait de "pouvoir participer". "J'ai bien aimé l'humour des animateurs et tout ce qu'ils ont dit était concis", ajoutait de son côté, Alexis, 18 ans. Tous trois ont expliqué avoir "appris des choses" que ce soit sur "la Défense, l'armée ou le secourisme" et apprecié le "micro-trottoir".

Une journée jugée trop courte

Et si pour Patrick Forgeard, "cette journée apporte quand même un brassage entre des jeunes de toutes origines qui se rapprochent pendant les pauses et communiquent", les participants interrogés estiment "qu'une journée c'est trop court".

"On effleure les sujets", abond Thomas, pour qui le service civique, ce dispositif d'encouragement citoyen permettant aux jeunes de 16 à 25 ans de réaliser des missions auprès d'associations ou de collectivités, "est intéressant". La durée, de 6 mois à un an, permet selon lui de "vraiment se rendre compte de la réalité du terrain", alors qu'Ophélie, qui a pu se renseigner à ce sujet lors de sa JDC, estime qu'il faut conserver la notion "de volontariat". Et si aucun d'entre eux ne connaît le modèle idéal, ils réclament, à l'instar d'Alexis, "plus de communication autour de ce qui existe déjà".

Sébastien Bussière, source

L'apprentissage du français construit les projets

Image article montoire nr du 19 03 2015

Depuis quatre ans, des bénévoles organisent à la Maison de l'emploi de Montoire des cours d'alphabétisation pour permettre l'accès à des formations. Une Maison de l'emploi qui a plusieurs fonctions : l'accompagnement des personnes en recherche d'emploi, mais également la formation professionnelle. "Depuis l'ouverture en 2006, nous avions beaucoup de demandes d'aide pour remplir et même comprendre des dossiers administratifs", rapporte Christine Chatel, responsable de la Maison de l'emploi.

D'où la création, en 2011, d'un groupe de bénévoles prêts à donner à une ou plusieurs personnes des cours de soutien en français : lecture, écriture... "Depuis septembre, nous avions constitué un noyau dur sur les questions administratives, nous pouvons les aider à comprendre les demandes, voire les accompagner à certains rendez-vous pour qu'ils puissent se faire comprendre", détaille Catherine Boutard, l'une des bénévoles également membre du conseil d'administration du Centre de ressources d'informations et d'accompagnement (CRIA).

Les bénévoles accueillent une ou plusieurs fois par semaine différents profils, de la personne en difficulté avec les savoirs de base à celle qui prépare son dossier de nationalité française pour lequel il faut un examen sur la connaissance du français. "Pendant des années, nous avons été sur la route, on allait à l'école qu'un ou deux jours, par ci, par là. Je pense que le maximum que j'ai pu faire, c'est un an à Montoire", explique ainsi l'un des bénéficiaires, membre de la communauté des gens du voyage qui s'est sédentarisé sur la commune.

Les bénévoles reçoivent plusieurs personnes de la communauté, des adultes et des plus jeunes qui ont eu un parcours scolaire plus long, mais sont aujourd'hui en recherche de formations. "Au fil des années, de véritables liens se sont tissés et on voit une évolution. Au départ, nos rapports se limitaient à des dossiers administratifs et, là, on les accompagne sur des projets de formation", notent les bénévoles.

Ces derniers espèrent cependant qu'en parallèle de leur action, les formations pour adultes sur ces savoirs de base vont se maintenir. "Les intitulés des formations ont changé, mais on souhaite toujours proposer ce type d'appui à Montoire : Vendôme, c'est déjà trop loin pour certains et puis la Maison de l'emploi est désormais repérée."

Les bénévoles sont aujourd'hui une quinzaine, mais toutes les bonnes volontés sont bienvenues, contacter la Maison de l'emploi au 02.54.23.74.46.

Aziliz Le Berre, source.

CRIA 41 : déjà dix ans de lutte contre l'illettrisme

Image article nr du 26 02 2015 cria 41 dix ans de lutte contre l illettrismeCréée en février 2005, l’association Cria 41 œuvre pour que l’illettrisme recule en Loir-et-Cher. Bilan de dix ans de lutte.

Illettrisme. Le mot peut faire peur pourtant c'est une situation que rencontrent 25.000 personnes en France, 7 % des Français de plus de 18 ans selon un sondage de l'Insee datant de 2012. A Blois, le Cria 41 est en première ligne afin que ce nombre soit en diminution. Le Cria intervient aussi sur tout le département.

Association loi 1901, elle a pour but de lutter contre l'illettrisme et l'analphabétisme dans le Loir-et-Cher, elle est basée à Blois. Mais que signifie Cria 41 ? « Le Cria est un centre de ressources d'information et d'accompagnement aux compétences de bases, explique Isabelle Daumas, la directrice. L'illettrisme concerne des personnes qui ont été scolarisées en langue française et qui ne savent pas utiliser les savoirs de base comme le calcul, l'écriture et la lecture. Au Cria, nous mettons en place des actions de lutte contre l'illettrisme. »

Après dix ans d'actions, Isabelle Daumas constate qu'au niveau départemental, l'illettrisme ne progresse pas, il reste constant. « On peut toutefois noter qu'il est mieux repéré actuellement. Et cela est dû au fait que les gens sont moins stigmatisés sur ce problème, qu'il y a moins de déni à avouer son illettrisme. »

Son constat est aussi mitigé de pessimisme. « Les publics en difficulté sont repérés certes mais on ne sait pas quoi mettre en place derrière. Jusque-là on arrivait à orienter des personnes sur des préqualifications ou des découvertes des métiers. Maintenant même pour des métiers peu qualifiés il faut passer des tests, impossible à gérer pour des gens en situation d'illettrisme. De plus, il y a moins d'offres de formation et celles qui existent sont en milieu urbain principalement. On note aussi une baisse significative de financement de l'État. Nous au Cria 41, on fonctionne avec des bénévoles mais ça ne peut pas être la seule réponse.

On espère pouvoir continuer de mener ces actions à l'avenir malgré les problèmes de financement, c'est pourquoi on essaie de développer des partenariats. » Isabelle Daumas poursuit en espérant que pour les années à venir « l'offre reviendra à un meilleur niveau. Et il faudrait aussi lier l'apprentissage des savoirs de base avec la pratique professionnelle. »

Et pour mener à bien toutes ces actions, le Cria a toujours besoin de bénévoles, en ville et en milieu rural. Ces bénévoles sont formés aux méthodes d'accompagnement des personnes dans l'apprentissage des savoirs de base. Puis, ils disposent de mallettes où est rassemblé un ensemble d'outils utiles à l'accompagnement des apprenants qui ont des difficultés avec les savoirs de base en lien avec le code de la route. Le vocabulaire utilisé ne fait pas partie du vocabulaire courant et sa compréhension peut poser des problèmes. « Ce qui nous semble évident ne l'est pas forcément pour ces personnes : circuler, lire un panneau, comprendre des termes comme agglomération, chaussée… Des problèmes se posent aussi avec l'utilisation des ordinateurs, à la Poste, à Pole emploi… », constate la directrice. Elle ajoute qu'il « reste de la marge dans l'action du Cria et notamment du travail à faire en direction des entreprises. »
Car la lutte contre l'illettrisme est le travail de tous.

Cria 41, 18, rue Roland-Dorgelès, 41000 Blois.
contact@cria41.org
Site Internet : www.cria41.org
Tél. 02.54.43.40.84.

Chiffres-clés

  • 3 : le nombre de salariés du Cria 41. Il s'agit d'Isabelle Daumas, la directrice, Virginie Durier, qui s'occupe du suivi des actions et Clémentine Etave, emploi d'avenir.
  • 1995 : date de création du Cria. À Blois, il a émergé en 2005, après une séparation (non douloureuse) d'Alire, autre association dans le domaine de l'apprentissage ou le renforcement des savoirs de base.
  • 100.000 : en euros le budget de l'association.
  • 20 : le nombre de bénévoles participant activement au fonctionnement de l'association sur Blois.
    Ce chiffre monte à 150-160 bénévoles sur le département.
  • 900 ouvrages pédagogiques sont disponibles au centre de ressources documentaires du Cria 41.
  • 11 ordinateurs portables disponibles pour les bénévoles.
  • 400 : le nombre d'apprenants venus se former au Cria 41. Ils étaient 460 en 2013.
  • 7 % de la population est en situation d'illettrisme. Seulement 1 % est en formation.
Anne Richoux, source

Alire met l'accent sur les savoirs de base

Article alire nr du 29 01 2015

Un projet d'éco-mobilité à la Régie de Quartier

Depuis le mois d'octobre, la Régie de Quartier, le CRIA 41, Alire et l'ACCV facilitent les déplacement des salariés du service ménage.

Article sur la Nouvelle République

Papa ne sait pas

Moitié bande dessinée, moitié album illustré, Papa ne sait pas, dernier-né des ouvrages lancés par bdBoum, a été présenté jeudi soir à la médiathèque Maurice-Genevoix. L'association blésoise qui, chaque année, porte un projet à vocation sociale ou jeunesse, propose cette fois un ouvrage hybride axé sur les deux thématiques.

Soutenu par la Fondation Caisse d'Épargne Loire-Centre qui a fait de la lutte contre l'illettrisme l'une de ses priorités depuis 4 ans et par le CRIA (Centre de ressources sur l'illettrisme et l'analphabétisme), il est l'œuvre de Bastien Griot et Alain Dary pour le scénario et le texte, et de Cécile pour le dessin. Papa ne sait pas est un livre à double entrée qui se lit tête-bêche : côté BD, l'histoire se vit à travers la petite Capucine qui découvre que son papa n'est pas tout à fait comme les autres ; côté album illustré, le père évoque les mauvais souvenirs qu'il a de l'école et raconte comment il parvient à cacher au quotidien le fait qu'il ne sait pas lire.


« Deux millions et demi de personnes sont en situation d'illettrisme en France, signale Gildas Vieira, adjoint à la vie associative, dont plus de la moitié a plus de 45 ans. » « L'illettrisme est un tabou, souligne Isabelle Daumas, responsable du CRIA, et la principale difficulté rencontrée est de repérer les personnes concernées et les amener à retourner en formation. » Bruno Génini, directeur de bdBoum, met en avant le rôle de médiation que pourra jouer Papa ne sait pas, aussi bien dans les familles que dans les associations : « En sensibilisant les plus jeunes au phénomène, c'est un message d'espoir qu'il relaie car les solutions existent ! »
En marge du buffet offert à l'assistance, les auteurs se sont aimablement prêtés au jeu des dédicaces.

« Papa ne sait pas » (Éditions Glanat) est en vente en librairie, au prix de 12 €. Il sera présenté lors du festival bdBoum les 21, 22 et 23 novembre à Blois.

 

Source

Deux ateliers pour comprendre ses factures

En partenariat avec la Maison départementale de la cohésion sociale de Romorantin, le Cria du Loir-et-Cher (organisme de lutte contre l'illettrisme), organise deux ateliers pour travailler sur la compréhension de ses factures et la mise en forme de ses courriers.

Ils auront lieu le mardi 1er avril de 14 h à 15 h 30 et le jeudi 17 avril de 10 h à 11 h 30, au Relais de services publics (RSP) de Neung-sur-Beuvron.

Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tous

Pour vous inscrire, s'adresser au RSP, au tél. 02.54.76.84.47.

 

Source

Rahan farouchement contre l'illettrisme

 

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Les enchères de BD Boum

 

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L'illettrisme perd du terrain

 

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Un guide pour être plus mobile

 

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